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Perso

INSOLITE… SURREALISTE….ET EXTRAORDINAIRE !

BAS LES MASQUES !

Cette page perso  a pour vocation d’évoquer les aspects surréalistes de notre vie. Des rencontres hors des chemins, routes et autoroutes répertoriés, des incidents échappant à la règle des faits courants, sortant de l’ordinaire, auxquels nous avons personnellement assisté ou participé.

Quand la vie politique, économique, commence sérieusement à vous soûler, venez sur cette page…On gagne souvent à ôter son masque

Si certains ou certaines d’entre vous sont d’abord CURIEUX ou ont été acteurs ou témoins de faits relevant de cette approche,  la page leur est offerte. Son contenu n’est pas forcément lié à la vie juive. Il permettra  de nous retrouver dans…d’autres domaines !!! A bientôt donc !

Je commence.

L’hypnotiseur

Il y a une dizaine d’années durant la récréation du matin, je fus appelé par le surveillant de cour qui m’envoya un élève me dire « qu’il fallait que je vienne vite, et que « c’était urgent. » Je n’avais pas donné l’habitude d’être appelé sans que la raison fût grave et sérieuse. Je précise que, durant les récréations, en hiver notamment, les élèves malades étaient autorisés à rester dans une classe donnant sur cour et le surveillant y jetait souvent un œil pour s’assurer que tout se passait sans incident.

Arrivé devant la classe, le surveillant livide et grave m’attendait.

« Regardez Monsieur, c’est hallucinant ! »

Je m’approchais devant la fenêtre et ce que je vis me glaça le sang.

Un garçon de 6ème (onze ans environ) était à quatre pattes sous le bureau du professeur. Sur le bureau étaient assis cinq garçons de diverses classes. A droite dans l’angle de la classe se tenait un garçon de quinze ans approximativement. Il parlait à l’enfant qui était sous le bureau. Je m’approchais un peu plus, afin d’entendre :

« Allez, plus vite, lève le bureau et va au fond de la classe. »

Je pénétrai précipitamment dans la classe, fis sortir les élèves assis et gardai avec moi les deux protagonistes. Le petit garçon était abasourdi, comme ahuri. Je lui demandais ce qu’il faisait dans la classe, n’étant pas souffrant. Son regard vide, son air endormi et l’extrême lenteur de ses gestes me firent immédiatement comprendre qu’il était sous hypnose. Je le confiai au surveillant et demandai au grand garçon de me suivre dans mon bureau. Nous bavardâmes une heure environ. J’appris, du moins, c’est ce qu’il me dit, qu’il lui arrivait fréquemment de penser fortement, dans les couloirs  du métro à la personne qui marchait devant lui en l’obligeant à se diriger là où il l’avait décidé. Il y réussissait souvent. Et lorsqu’il cessait de se concentrer, la personne était désemparée, donnant des signes de panique, se demandant ce qu’elle faisait à cet endroit.

Je jugeais que le problème me dépassait et que je devais en référer. J’appelais un ami psychiatre qui me conseilla de ne pas garder l’élève dans l’établissement et d’exiger des parents qu’ils me fournissent un certificat médical justifiant que ce garçon recevait des soins psychiatriques. Ce qu’ils firent.

Il y a deux ans environ, ce même garçon me téléphona à l’occasion de la nouvelle année. Il me remercia d’avoir imposé qu’il soit suivi, sans autre précision ; sinon pour me dire qu’il terminait ses études de…médecin psychiatre !

CETTE HISTOIRE EST VRAIE !!!

12 Réponses à “Perso”

  1. corrihons dit :

    encore une autre que je ne connaissais pas…..
    moi aussi il m’est arrivé une « histoire » il y a 16 ans. Mon père, que
    j’adorais, est décédé brusquement….et la folie m’a prise !!!!
    je lui ai parlé, seule, alors que le cercueil était plombé, je lui ai
    demandé « un miracle », il l’a fait tout simplement. J’en ai parlé au
    rabbin qui s’était occupé de ses obsèques, le jour de l’anniversaire
    du mois, il m’a répondu : vous êtes forte !!!! et c’est tout. Je ne
    l’oublierai jamais.

  2. E.Chapuis dit :

    Bonjour Mr Lagemi,
    Je ne vous ai jamais remercié pour ces belles années passées à l’Esed.
    Comme vous nous le disiez, je n’ai rien appris à l’Esed, juste l’essentiel: La confiance en soi, le goût de l’effort et du travail méthodique !
    Grace à ça et à vous, j’ai était l’un des tout premier bachelier de l’Institut André Malraux.
    C’était vraiment une très belle période de ma vie. Merci !

    • Mon Cher Emmanuel,
      Ton petit mot a déverouillé la porte donnant sur bien des trésors… Effectivement tu as été l’un des premiers bacheliers de l’école. Quelle époque ! Et tu as raison de rappeler ton manque de confiance qui te conduisait souvent à l’effacement immérité
      Que deviens tu? Que fais tu? Revois tu des anciens?
      Avoir de tes nouvelles me sera toujours très agréable.
      Crois, je te prie, en mon bien affectueux souvenir.
      Arnold Lagémi

  3. LESCURIER Jean Louis dit :

    Cher Monsieur Lagemi,

    L’élève contestaire et quelque peu têtu refait surface le sourire aux lèvres pour vous dire que je ne partage pas votre point de vue!

    Bien sûr qu’apprendre de vous n’a pas été une illusion!!!

    Je ne vous ai d’ailleurs jamais remercié non pour ces deux années passées à l’Esed… Alors merci !

    Merci pour avoir su canaliser une énergie parfois, souvent, débordante et de m’avoir montré le chemin de la réussite.

    Désormais, je fais du management et dès mon premier poste à responsabilités, je n’ai pas oublié la devise de l’école tel qu’elle était sur la brochure en 1990 « Tenter de donner conscience aux hommes de la grandeur qui est en eux », de votre cher Malraux.

    Grâce à vous et à votre école, d’un système scolaire où j’étais parmi les derniers, j’ai pu trouver ma place.

    J’espère le meilleur pour vous et suis convaincu qu’en Israël aussi, vous transformez cette belle phrase malrausienne en une réalité quotidienne!

    Bien à vous,

    Jean Louis

    • Mon Cher Jean Louis,
      Ton petit mot m’a fait bien plaisir. Je suis très touché que le célèbre mot de Malraux te soit revenu à l’esprit à l’occasion d’une promotion. Ta lettre respire la « confiance en soi ». Tu as donc fait du chemin. Je t’en félicite et suis fier de toi. Avoir de tes nouvelles sera toujours pour moi source de joie, car je pense que tu sais à quel point l’école et ses élèves comptaient pour moi.
      Je t’assure de mon affectueux souvenir

  4. blaudin de the pascale dit :

    Mr Lagemi,

    Je me rappelerai toujours de mes années a l’ESED grace a vous j ai reussi avoir un bac et un niveau bts et un travail convenable dans une grande entreprise telephonique. Je n’aurais jamais assez de mots pour vous remercier.

    Cordialement
    Pascale blaudin de the

    • Chère Pascale,
      La reconnaissance que tu me témoignes me va droit au coeur. C’est grâce à toi, à celles et ceux qui ont su aussi « décrocher leur soleil » que ma vie a pris un sens. Merci! Transmets à Maman mon respectueux souvenir et donne moi de tes nouvelles ainsi que de ta famille.
      Affectueusement à toi

  5. Keren dit :

    Monsieur Lagémi,
    Donneriez-vous des cours de rattrapages pour quadragénères?
    Humour mis à part… suis émue de lire les témoignages de ceux qui ont eu la chance de croiser votre route.. Redonner confiance à des enfants, les guider afin qu’ils acquièrent les « armes » pour aborder la vie… il n’y a pas de plus belle mission..

    Bien cordialement,

    • Votre message me touche mais la maladie est là. Et je ne puis prendre d’engagement avant d’être assuré que les nuages seront dissipés. Et je ne le sais que quelques minutes avant.
      Par contre, il m’est possible, de vous aider dans quelque domaine ayant rapport, avec ce qui a été ma vie quelques années durant…

  6. Stephane Guinobert dit :

    Bonjour M Lagemi,

    Quel plaisir. 20 ans déjà !
    Je suis marié, une fille, Louane, 9 ans ce mois-ci, qui me pousse régulièrement dans mes réflexions sur l’éducation. Quel vaste sujet, une seule certitude m’anime, rien est écrit, ce n’est pas une science exacte.
    Mon parcours m’a permis d’explorer le milieu bancaire, de passer du particulier au professionnel à l’entreprise. Ensuite, la gestion d’une PME pendant deux ans, m’a fait comprendre le monde de l’entreprise de l’intérieur. Trop souvent, dans mon métier d’employé de banque, j’avais l’impression d’être un grand théoricien. D’ailleurs, je vous l’affirme les banquiers sont des théoriciens, avec des têtes bien faites et formatées par des études pompeuses, mais la vraie vie d’une société et d’un chef d’entreprise, ils ne connaissent pas.
    Enfin, j’ai créé ma société en 2009, j’interviens auprès des entreprises pour répondre à leurs besoins de financements et trésorerie -> le nerf de la guerre ! Les premières années furent difficiles, j’ai passé de grands moments de solitude. Aujourd’hui ca va bien, j’envisage à terme d’employer mon épouse.
    Je suis en relation avec Corinne. Je me permets de l’appeler Corinne, je l’ai de temps en temps au téléphone, on se tutoie et on évoque ensemble le passé, le présent, l’ESED d’aujourd’hui… En se rappelant le passé et le jour où je me suis fait exclure de l’ESED parce qu’elle m’avait… elle en a pleuré au téléphone. Je ne pensais pas qu’elle puisse être si touchée de cet épisode.
    L’ESED, j’en garde un souvenir, comment dire, d’admiration. En regardant ces 4 années je me dis « quel petit con ». Je retiens cela : l’échec d’un jour n’est pas l’échec de la vie – en face de l’échec d’une personne, ne rien lâcher, garder contact, obliger le dialogue même s’il est conflictuel, donner confiance, aider à construire ou reconstruire et surtout être présent.

    Merci, vraiment merci M Lagémi. En sortant de l’ESED j’étais certes en échec scolaire, mais rapidement j’ai pu construire ma vie.
    Je vous laisse mon téléphone, si vous souhaitez quelques nouvelles : 06 29 37 19 92 / 05 49 18 98 50

    Bonne continuation

  7. SIROT dit :

    Bonjour Monsieur Lagemi, bien le bonjour d’un ancien, peut etre meme l’un des plus anciens…..et malgré toutes ces années je garde en mémoire mon passage à l’ESED .Respect pour tout ce que vous avez fait pour nous ainsi que pour les profs du moment. bien à vous eric sirot

    • Mon Cher Eric,
      Effectivement tu es l’un des « plus anciens »!La teneur de ton message me touche au plus haut point et je ne perds pas l’espoir « d’échanger de vive voix » A bientôt; reçois toute ma sympathie!

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