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Tout en sachant que la plus grande partie de la masse cérébrale échappe à notre connaissance, certaines activités de celle-ci nous laissent perplexes quant à leur classement dans les domaines rationnels ou sur-naturels.

Ces deux domaines relevant de cette application s’imposent à nous cependant.  Relèvera du « naturel » tout ce qui résulte de l’intuition, quand bien même,  celle-ci  paraît proche du surnaturel,   parce qu’on aura méconnu   la capacité cérébrale de traitement à  la vitesse fulgurante de  certaines informations souvent  anodines et inconscientes. L’ignorance du fonctionnement du cerveau conduira à des  conclusions qui  plaideront davantage en faveur du « mystère » et certaines « intuitions » échapperont  donc à l’analyse rationnelle tant  que la donnée déductive ou inductive est inconnue ou estimée insignifiante.

Ainsi est attribuée à l’irrationnel des « pouvoirs » qui relèvent de  l’ activité cérébrale. Des sorciers ou gourous sont flanqués de qualités magiques sauf d’un sens aigu de l’information et de l’observation,  à partir desquelles  ils fondent leur charlatanisme. Voici un exemple personnel, de déduction pratique à partir d’une intuition.

Dans l’établissement que je dirigeais, souvent aux inter classes, en attendant, l’arrivée du professeur, les élèves, sans surveillance étaient agités. Je prenais la mesure de l’excitation par la résonnance du plancher, mon bureau étant au R de C et la classe de 6ème, à l’étage, en symétrie, par rapport au bureau. Lorsque l’excitation atteignait des sommets. Je sortais, ouvrais la porte sur rue et me dirigeais sur le trottoir face à cette classe. Les élèves ne pouvaient pas ne pas me voir et le calme s’installait. Pourquoi sortir et aller sous la fenêtre alors que j’aurais pu aller directement dans cette classe ? Parce qu’il m’est apparu que, si un ou plusieurs élèves étaient près de la fenêtre, peut être ouverte, me voyant dans la rue,  ils reculeraient immédiatement, résultat qui n’était pas garanti si je me présentais en classe, derrière eux.  En sortant, je calmais les élèves tout en prévenant un malheur ! Intuition de l’accident possible? Probablement! L’intuition du danger a des connotations impérieuses!

La connaissance intuitive ne naît pas, par génération spontanée. Son mode opératoire s’appuie consciemment ou non sur un élément tangible à partir duquel il sera traité par le cerveau pour aboutir à une conclusion apparemment irrationnelle. Certains gourous ou responsables de sectes fondent leur charisme sur leur capacité, au premier coup d’œil, à voir les différentes « réincarnations » subies jusqu’à présent. L’essentiel est qu’ils assortissent leur discours par des confidences sur le caractère ou la vie de l’intéressé ! Rien de surnaturel ; seulement une exceptionnelle intuition qui sait « faire le vide »,  afin d’y recevoir autant de signes codés qui seront les «éléments tangibles »   que l’individu possède des pouvoirs surnaturels.

Prémonition et clairvoyance sont d’une toute autre portée, parce qu’elles naissent par « génération spontanée ». Elles ne s’appuient sur aucune étape préalable  qui amorcerait le processus intuitif. La raison ne peut que s’avouer vaincue en l’état. Nous sommes là dans le surnaturel. Mais avant d’y parvenir, n’accordons pas trop vite crédit à l’irrationnel.

Souvent l’examen objectif, attentif et soutenu des moments précédant le déclenchement du processus intuitif nous amènent à conclure que, quand  bien même le mouvement nous est inconnu, nous en savons assez pour réfuter l’irrationnel.

Pourra-t-on apprendre à être intuitif ? Sera-t-on en mesure d’initialiser ces processus encore inconnus ? Le cerveau sera-t-il en mesure de nous avertir de l’imminence du danger ?

« L’activité cérébrale » sera, probablement, un des  grands  domaines  de la recherche médicale de demain, car la centralité de l’organe loin de se limiter au cerveau aura nécessairement des retombées sur l’ensemble du corps

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