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David Ben Gourion, « Les secrets de la création de l’Etat d’Israël-Journal 1947/1948.  P 55 et 56. Ed de la Martinière, 2012 :

« Vous pouvez imaginer nos sentiments quand on empêche une poignée de ces survivants de revenir dans leur foyer, cette poignée qu’on retient dans cet enfer, même une fois la guerre terminée, après une prétendue libération.

Ce foyer national  juif n’est-il pas justement pour ces gens-là ? Voici un peuple qui saigne, un peuple à l’agonie dont il ne reste qu’une poignée de survivants. Pourquoi les torture-t-on ? Car c’est bien là une torture. Non une torture physique, non. Je les ai vus dans les camps .D’un point de vue physique, ils ont été bien traités dans les camps américains et anglais. Je n’ai pas vu les camps russes ou français, mais pourquoi ces tortures morales ? Non, seulement, eux sont torturés, mais nous le sommes aussi ici. Pourquoi ces efforts d’arrêter, d’enfermer ces misérables survivants, ces rescapés du Judaïsme de Pologne qu’on massacre encore tous les jours ? Pourquoi tente-t-on de les enfermer et ne les laisse t-on pas sortir ?

POURQUOI CETTE DISCRIMINATION DANS VOTRE MONDE CHRETIEN, POUR QUELLE RAISON ?

Pourquoi devons-nous attendre ? Pourquoi ne pas échapper à cette dépendance du bon vouloir des autres ? »

David Ben Gourion journal 1947/1948

Les questions posées par « le vieux lion » ramènent à la très probable hésitation  des nations sur l’opportunité de permettre, ou non, la naissance de l’Etat Juif. En effet, si telle était l’intention des pays victorieux après-guerre, on ne comprend pas l’Exodus et les fatalités tragiques qu’il laisse dans son sillage ! On ne saisirait pas mieux le sens des quotas imposés par l’administration anglaise.                                                                                                                                                                                                                                                                        

Par contre, si toutes les options restaient  ouvertes, dont le maintien du mandat britannique sur la Palestine, où la naissance imposée d’un embryon national juif,  la réalité s’éclairerait différemment.

Au fur et à mesure que les difficultés prenaient corps par le « refus arabe » l’ANGLETERRE PRENAIT ACTE DE SON INCOMPÉTENCE EN REMETTANT  A L’ONU SON MANDAT, NON, PARCE QU’ELLE AVAIT ACHEVE SA MISSION, MAIS PARCEQU’ELLE  N’ETAIT  PAS EN MESURE DE LA MENER A BIEN ! LA GRANDE BRETAGNE A FUI LA PALESTINE CAR ELLE NE POUVAIT  REALISER LA VOLONTE DES NATIONS DE « PARTAGER » LA PALESTINE.

L’Etat d’Israël est donc né, (dans les conditions qui lui furent imposées) de l’incurie des Nations à imposer le partage décidé en 1947. Le refus de laisser les survivants réaliser leur Alyah démontre que,  dans l’immédiat après-guerre, la naissance d’Israël n’était pas à l’ordre du jour. La confusion n’empêchait pas de se demander, toutefois,  si permettre la naissance de l’Etat Juif, après que l’Angleterre eût  confirmé  son incapacité à transmettre ses pouvoirs,  selon les normes,  ne forcerait pas  le cours de l’histoire,  en confrontant le jeune Etat Juif à un état de guerre permanent qu’il ne serait pas capable de surmonter ?

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